Avertissement : les informations présentées dans cet article ne remplacent pas un avis médical. L’indication d’un laser Alexandrite dépend du phototype, de la couleur du poil, de l’exposition solaire récente et de la zone concernée. Un professionnel formé doit toujours réaliser un diagnostic préalable afin de garantir sécurité et efficacité du traitement.
Dans le domaine de l’épilation médicale, il existe une hiérarchie stricte. Tout en bas, la lumière pulsée (IPL) des instituts. Au milieu, le laser Diode. Et tout en haut, considéré comme le “gold standard” depuis plus de 20 ans pour les peaux claires : le laser Alexandrite.
Ce nom, tiré du cristal précieux utilisé pour générer le faisceau, est synonyme de puissance et de rapidité. C’est la machine que l’on trouve dans les cliniques de référence (souvent sous la marque Candela GentleLase ou Cynosure Apogee).
Mais pourquoi ce laser est-il plus performant que les autres ? Pourquoi est-il interdit sur les peaux bronzées ? Et comment gère-t-il la douleur d’une telle puissance ?
Ce dossier technique complet répond aux questions des patients exigeants qui cherchent l’efficacité définitive.
Pour comprendre l’efficacité de l’Alexandrite, il faut plonger dans la physique optique. Ce laser émet une longueur d’onde très précise de 755 nanomètres (nm).
Cette longueur d’onde possède une caractéristique unique : elle a un coefficient d’absorption extrêmement élevé par la mélanine (le pigment noir).
Le laser “scanne” la peau. Il ignore la peau blanche (qui ne contient pas beaucoup de mélanine active) mais est instantanément attiré par le noir du poil.
Toute l’énergie du laser se concentre dans la tige du poil et descend jusqu’au bulbe, le chauffant à 70°C en une fraction de seconde. Le bulbe est détruit thermiquement.
L’Alexandrite (755 nm) est plus “agressif” sur la mélanine que le Nd:YAG (1064 nm) ou le laser Diode (810 nm). C’est ce qui explique qu’il soit impitoyable avec les poils, même fins.
L’Alexandrite est une machine de contraste. Il a besoin d’une cible foncée sur un fond clair.
C’est le danger numéro 1. La peau noire étant riche en mélanine, le laser Alexandrite ne fait pas la différence entre le poil et l’épiderme. Le risque de brûlure est immédiat. Pour ces peaux, seul le laser Nd:YAG est autorisé.
Absence de mélanine. Le laser traverse le poil sans le chauffer. Inefficace.
Détruire un follicule pileux demande une énergie considérable. Sans système de protection, la douleur serait insupportable (sensation de brûlure).
C’est ici que les lasers médicaux Alexandrite se distinguent des machines “low cost”. Ils intègrent des systèmes de refroidissement dynamiques pour leurrer le cerveau.
Il existe deux technologies majeures :
Ressenti patient : on décrit souvent la sensation comme un “claquement d’élastique” sur la peau. C’est désagréable, mais très rapide (2 micro-secondes).
C’est un point de transparence médicale essentiel.
Le laser Alexandrite est un stimulateur de chaleur. Si l’on traite une zone où les poils sont très fins (duvet) et instables hormonalement (visage, épaules, haut du dos), la chaleur du laser peut avoir l’effet inverse : elle peut réveiller des follicules dormants et transformer le duvet en gros poils noirs.
C’est ce qu’on appelle la repousse paradoxale.
Précaution : un bon praticien refusera toujours de traiter le duvet du visage ou des épaules avec un Alexandrite. Ces zones nécessitent une expertise particulière (souvent de l’électrolyse électrique plutôt que du laser).
Les patients sont souvent surpris de devoir se raser avant une séance “définitive”. C’est pourtant une condition sine qua non de l’efficacité de l’Alexandrite.
Si le poil est long, le laser va brûler la partie visible (en surface). L’énergie sera perdue en surface et n’atteindra pas le bulbe (en profondeur). De plus, le poil brûlé va coller à la peau et créer une croûte (effet “mèche de bougie”).
Il faut raser la zone 24h à 48h avant la séance. Le poil doit être présent dans le follicule (donc pas d’épilation à la cire ou à la pince !), mais invisible en surface. Ainsi, 100% de l’énergie part directement dans la racine.
C’est la question récurrente sur les forums.
| Critère | Laser Alexandrite (755 nm) | Laser Diode (810 nm) |
|---|---|---|
| Technologie | Cristal solide | Semi-conducteur |
| Efficacité (peaux claires) | Supérieure (plus agressif sur la mélanine) | Très bonne |
| Douleur | Claquement vif (géré par le gaz froid) | Chaleur diffuse (souvent par balayage) |
| Rapidité | Très rapide (tirs espacés) | Rapide (mode in-motion) |
| Contact | Sans contact (pièce à main avec écarteur) | Contact (gel échographique obligatoire) |
| Hygiène | Excellente (pas de gel) | Moyenne (gel gluant à nettoyer) |
L’Alexandrite reste le choix n°1 des dermatologues pour les peaux I à III car il offre souvent un résultat définitif en moins de séances (6 à 8 contre 8 à 10 pour la diode).
L’Alexandrite ne pardonne pas le bronzage.
Si vous avez pris le soleil (UV naturels ou cabine) ou mis de l’autobronzant moins de 4 semaines avant la séance, la mélanine de votre peau est “activée”. Le laser va attaquer cette mélanine de surface.
Taches blanches rondes (hypopigmentations) qui peuvent mettre 6 mois à disparaître, ou croûtes de brûlure superficielles.
En Suisse, on traite généralement les jambes l’hiver et le maillot/aisselles toute l’année (zones non exposées).
Le laser Alexandrite (755 nm) s’impose comme la référence pour l’épilation des peaux claires grâce à sa longueur d’onde fortement absorbée par la mélanine, sa puissance et sa rapidité d’action. Redoutablement efficace sur les phototypes I à III avec des poils foncés, il permet souvent d’obtenir un résultat définitif en moins de séances que les autres technologies.
Mais cette performance repose sur une règle stricte : le contraste. Peaux foncées, poils clairs ou bronzage récent constituent des contre-indications formelles en raison du risque de brûlure ou d’inefficacité. Entre efficacité maximale, protocole précis (rasage obligatoire) et respect absolu des indications, l’Alexandrite est une technologie exigeante — mais redoutable lorsqu’elle est utilisée sur le bon profil de patient.
Avertissement : les informations présentées dans cet article ne remplacent pas un avis médical. L’indication d’un laser Alexandrite dépend du phototype, de la couleur du poil, de l’exposition solaire récente et de la zone concernée. Un professionnel formé doit toujours réaliser un diagnostic préalable afin de garantir sécurité et efficacité du traitement.
Le laser Alexandrite émet une longueur d’onde de 755 nm, fortement absorbée par la mélanine. Cette affinité élevée lui permet de concentrer l’énergie directement dans le bulbe du poil et de le détruire efficacement. Chez les phototypes I à III, il offre souvent des résultats définitifs en moins de séances que les autres technologies.
Oui. Cette technologie cible la mélanine sans distinguer celle du poil de celle de la peau. Sur une peau noire, métisse ou récemment bronzée, le risque de brûlure et de troubles pigmentaires est réel. Dans ces cas, seul le laser Nd:YAG est indiqué.
Le rasage 24 à 48 heures avant la séance permet à l’énergie du laser d’atteindre directement la racine du poil. Si le poil est long, la chaleur se disperse en surface, ce qui réduit l’efficacité et peut provoquer de petites croûtes.
Sur les peaux claires, il est généralement plus performant car il est plus fortement absorbé par la mélanine. Cela explique pourquoi il peut nécessiter moins de séances (en moyenne 6 à 8) par rapport au laser Diode (souvent 8 à 10).
Oui, dans certaines zones à duvet fin et instable hormonalement (visage, épaules, haut du dos). La chaleur peut stimuler des follicules dormants et épaissir le poil. C’est pourquoi un praticien expérimenté évite de traiter ces zones avec cette technologie.