Clause de non-responsabilité : cet article est purement informatif. Il ne remplace en aucun cas une consultation médicale personnalisée auprès d’un chirurgien plasticien qualifié (titre FMH en Chirurgie plastique, reconstructive et esthétique).
C’est l’un des motifs de consultation les plus fréquents en chirurgie plastique en Suisse, souvent accompagné d’une grande détresse psychologique. Après une ou plusieurs grossesses, une perte de poids importante ou simplement avec le temps, la poitrine “se vide” et s’affaisse.
Beaucoup de patientes arrivent en consultation avec une idée préconçue : “Je veux juste des implants pour remonter tout ça.” C’est une erreur technique fondamentale.
En chirurgie mammaire, il existe deux problèmes distincts qui nécessitent deux solutions opposées :
Confondre les deux expose à des résultats esthétiques catastrophiques. Si l’on place un implant lourd dans un sein dont la peau est déjà détendue, la gravité va accélérer la chute. On obtient alors l’effet “double bulle” (l’implant reste en haut, le sein coule en bas).
Ce dossier complet vous explique comment diagnostiquer votre ptôse, comprendre les cicatrices nécessaires et choisir la bonne stratégie opératoire.
En langage médical, la chute du sein se définit par la position de l’aréole par rapport au sillon sous-mammaire (le pli sous le sein).
Pour vous auto-évaluer, regardez-vous de profil dans un miroir. Les chirurgiens utilisent la classification de Regnault pour déterminer la sévérité :
La règle d’or : dès lors que le mamelon est au niveau ou en dessous du pli, un implant seul ne suffira jamais à corriger l’esthétique. Il faut retirer de la peau.
La mastopexie est une intervention de “redrapage”. Le chirurgien ne touche pas forcément au volume, il agit sur l’enveloppe cutanée.
L’opération repose sur trois actions simultanées :
C’est souvent le point de blocage pour les patientes. Pour retendre la peau, il faut inciser. Contrairement à une augmentation mammaire simple (où la cicatrice est cachée), le lifting laisse des marques sur le sein.
La cicatrice dépend de l’importance de la chute :
Note importante sur la cicatrisation : la cicatrice met 12 à 18 mois à mûrir. Elle sera rouge les premiers mois, puis rosée, avant de blanchir pour devenir une ligne fine. La qualité finale dépend à 50% du chirurgien (sutures fines) et à 50% de votre génétique.
C’est l’intervention reine du “mommy makeover“. Elle s’adresse aux femmes qui ont les seins tombants et vides.
Le chirurgien combine deux opérations en une : il pose un implant (pour redonner du volume et remplir le décolleté) et réalise le lifting (pour tendre la peau par-dessus la prothèse).
C’est une chirurgie plus délicate qu’une augmentation simple. En posant un implant, on exerce une pression sur la peau que l’on vient de suturer. Le risque de problèmes de cicatrisation est légèrement plus élevé. Les chirurgiens suisses privilégient souvent des prothèses de taille modérée pour ne pas mettre trop de tension sur les cicatrices.
C’est la tendance actuelle vers le naturel. Elle concerne les femmes qui ont un volume suffisant (bonnet C ou D) mais dont la poitrine s’est affaissée.
Le chirurgien utilise votre propre glande mammaire ptôsée. Au lieu de la laisser pendre, il la replie sur elle-même et la fixe en hauteur contre le muscle pectoral.
La mastopexie est une intervention d’environ 2h à 3h, réalisée sous anesthésie générale.
Étonnamment, le lifting (qui touche la peau) est moins douloureux que la pose d’implants (qui touche le muscle). C’est une sensation de brûlure ou de tiraillement superficiel, bien gérée par des antalgiques simples.
Les seins seront gonflés et bleus pendant 15 jours. La forme initiale peut sembler un peu “carrée” ou aplatie ; c’est normal. Le sein s’arrondit au bout de 2 à 3 mois.
Le port d’un soutien-gorge de contention (Zbra), jour et nuit pendant 4 à 6 semaines, est nécessaire en post-opératoire afin de soulager la tension sur les cicatrices.
C’est une contre-indication formelle. Fumer ralentit la micro-circulation sanguine. Sur un lifting mammaire où l’on déplace de la peau, le tabagisme entraîne un risque majeur de nécrose (mort de la peau) et de désunion des cicatrices. L’arrêt est impératif 1 mois avant et 1 mois après.
Le lifting mammaire est la chirurgie de la réconciliation avec son corps. C’est accepter d’échanger une forme lourde et tombante contre des cicatrices fines qui s’estomperont avec le temps. Pour un résultat harmonieux, le diagnostic initial est clé : ne forcez jamais un chirurgien à poser des implants si votre peau ne peut pas les porter.
Clause de non-responsabilité : cet article est purement informatif. Il ne remplace en aucun cas une consultation médicale personnalisée auprès d’un chirurgien plasticien qualifié (titre FMH en Chirurgie plastique, reconstructive et esthétique).
Oui, c’est même la meilleure indication. Si un sein tombe plus que l’autre, le chirurgien adaptera le dessin de la résection cutanée pour remonter le sein le plus bas et les symétriser parfaitement.
Dans la grande majorité des cas, oui. Cependant, comme on déplace l’aréole, une perte de sensibilité transitoire (quelques semaines) est fréquente. Dans de rares cas, si la ptôse était géante et que l’aréole a dû être déplacée de plus de 10 cm, une diminution définitive de la sensibilité est possible.