Lorsque l’on décide de sublimer son sourire pour corriger la forme, la teinte ou l’alignement des dents, le choix des facettes dentaires s’impose souvent comme la solution de référence. Mais une fois assis dans le fauteuil du dentiste, une question technique (et budgétaire) surgit inévitablement : “on part sur du composite ou de la céramique ?”
D’un côté, une solution rapide et économique. De l’autre, le “gold standard” de l’esthétique, inaltérable mais plus coûteux. Il ne s’agit pas seulement d’une question de prix, mais de durée de vie, de brillance et de préservation de la dent.
Ce guide comparatif vous aide à comprendre les différences fondamentales entre ces deux matériaux pour faire le choix adapté à votre sourire et à votre budget.
Souvent appelées “facettes en résine” ou technique du “bonding”, il s’agit du même matériau que celui utilisé pour soigner les caries (les plombages blancs), mais dans une version hautement esthétique.
Contrairement à une idée reçue, la facette composite n’est généralement pas fabriquée en laboratoire. Le médecin-dentiste applique la résine pâteuse directement sur votre dent, couche par couche. Il la sculpte à la main, la durcit avec une lampe à polymériser, puis la polit pour lui donner sa forme finale.
C’est la solution la plus abordable (environ 300 à 600.- CHF par dent).
Si un morceau casse en croquant quelque chose de dur, le dentiste peut rajouter un peu de résine et réparer l’éclat en 15 minutes.
Vous repartez avec votre nouveau sourire le jour même.
La résine est un matériau microscopiquement poreux. Comme du plastique, elle finit par absorber les pigments alimentaires (café, thé, curcuma, tabac). Au bout de 2 ou 3 ans, la facette peut jaunir ou ternir, perdant son éclat initial.
Le composite est moins dur que l’émail naturel. Il s’use avec le brossage et perd son aspect “glacé” avec le temps.
Moyenne de 5 à 7 ans. Il faudra ensuite les polir ou les refaire.
C’est la technique utilisée pour les sourires de stars (“hollywood smile”) ou les reconstructions esthétiques durables. On utilise aujourd’hui des vitrocéramiques ultra-résistantes (type Emax / disilicate de lithium) ou de la céramique feldspathique.
C’est un travail d’orfèvre. Le dentiste prépare la dent (souvent en retirant une fine couche d’émail de 0,3 à 0,5 mm), prend une empreinte numérique et l’envoie à un céramiste (prothésiste). Les facettes sont fabriquées, cuites au four, maquillées à la main, puis renvoyées pour être collées chimiquement sur la dent.
Nécessite deux séances espacées d’une semaine.
La céramique possède la même translucidité que l’émail naturel. Elle joue avec la lumière. Le résultat est indétectable, même de très près.
C’est un matériau inerte (comme du verre). Il ne change jamais de couleur. Même si vous buvez 5 cafés par jour, vos facettes resteront blanches dans 15 ans.
La gencive tolère parfaitement la céramique, qui est très lisse, retenant moins la plaque dentaire que le composite.
Moyenne de 10 à 20 ans (voire plus avec une bonne hygiène).
La main-d’œuvre du laboratoire et le matériau coûtent cher. Comptez 1’000 à 2’000.- CHF par dent.
Souvent, une fine couche d’émail doit être limée pour éviter que la dent ne soit trop épaisse. Une fois l’émail touché, vous devrez garder des facettes à vie.
| Critère | Facette composite (résine) | Facette céramique (Emax) |
|---|---|---|
| Matériau | Résine chargée (plastique dur) | Verre / porcelaine |
| Fabrication | Directe (au fauteuil) | Indirecte (laboratoire) |
| Esthétique | Très bonne (au début) | Excellente (translucidité parfaite) |
| Résistance aux taches | Moyenne (jaunit avec le temps) | Totale (inaltérable) |
| Durée de vie moyenne | 5 à 8 ans | 15 à 20 ans |
| Réversibilité | Souvent oui | Non (préparation de l’émail) |
| Prix moyen (Suisse) | 300 - 600.- CHF | 1'200 - 2'000.- CHF |
Le choix ne doit pas se faire uniquement sur le budget, mais sur votre profil et vos habitudes.
Pour un patient de 20 ans, on préfère souvent une solution additive qui ne touche pas à la dent, en attendant de passer à la céramique plus tard.
C’est une excellente porte d’entrée vers l’esthétique dentaire.
Pour fermer un petit espace (diastème) ou réparer un angle cassé, le composite est idéal et moins invasif.
Vous cherchez la tranquillité sur 15 ou 20 ans.
Le composite jaunira trop vite chez vous. La céramique est impérative pour garder la blancheur des dents.
Si vous refaites tout le sourire (6 à 10 dents) pour un changement radical de forme et de couleur, seule la céramique offre ce rendu “haute couture” et naturel.
On ne peut pas mélanger composite et céramique sur des dents voisines (la différence de texture se verra).
Vous entendrez parfois parler de facettes céramiques ultra-fines (pelliculaires) qui se posent sans toucher à la dent.
C’est une excellente option pour les patients anxieux, mais elle a ses limites : comme on ajoute une épaisseur (même fine) sur la dent sans rien retirer, les dents peuvent paraître un peu plus volumineuses. Cette technique est réservée aux dents qui sont naturellement petites ou en retrait.
Ne choisissez pas seul. Lors de la consultation, demandez à voir des cas “avant/après” réalisés par le praticien dans les deux matériaux. Le composite demande un talent artistique manuel (le dentiste est sculpteur), tandis que la céramique demande une précision technique.
La facette en composite est réalisée directement sur la dent avec une résine sculptée au fauteuil en une seule séance. La facette en céramique, elle, est fabriquée sur mesure en laboratoire puis collée lors d’un second rendez-vous. La première est plus conservatrice, la seconde plus durable et plus esthétique.
Les facettes en composite ont une longévité moyenne de 5 à 7 ans et peuvent nécessiter un polissage ou un remplacement. Les facettes en céramique offrent une tenue beaucoup plus longue, généralement entre 10 et 20 ans, voire davantage avec une bonne hygiène.
Le composite est un matériau légèrement poreux qui peut absorber les pigments alimentaires (café, thé, tabac) et perdre de son éclat après quelques années. La céramique, en revanche, est inerte : elle ne change pas de couleur et conserve sa teinte dans le temps.
En Suisse, une facette en composite coûte en moyenne entre 300 et 600.- CHF par dent. La céramique est plus onéreuse en raison du travail en laboratoire et du matériau utilisé, avec un tarif situé entre 1’000 et 2’000.- CHF par dent.
Les facettes en composite sont souvent considérées comme réversibles car elles nécessitent peu ou pas de préparation de l’émail. Les facettes en céramique demandent généralement un léger meulage de la dent : une fois l’émail modifié, le port de facettes devient définitif.