Avertissement : les informations présentées dans cet article sont fournies à titre informatif et ne remplacent en aucun cas une consultation médicale. Toute intervention de chirurgie de la silhouette doit faire l’objet d’une évaluation personnalisée par un chirurgien qualifié.
C’est une gêne qui dépasse le simple cadre esthétique. Lorsque la peau de la face interne des cuisses se relâche et perd sa tonicité, elle crée un excès qui frotte inévitablement à la marche. Ce frottement constant entraîne des irritations, des rougeurs (intertrigo), et oblige de nombreuses femmes à porter des cyclistes sous leurs robes ou à renoncer aux shorts en été.
Ce phénomène n’est pas toujours lié au surpoids. Il s’inscrit plus largement dans les problématiques abordées dans notre guide complet de la chirurgie de la silhouette, et résulte souvent d’une peau fine ayant perdu son élasticité, ou d’un amaigrissement important où l’enveloppe cutanée ne s’est pas rétractée.
Pour corriger ce défaut, la liposuccion seule est souvent insuffisante (elle risquerait même d’aggraver le plissement de la peau). La solution médicale est chirurgicale : c’est le lifting de la face interne des cuisses, ou cruroplastie.
Comment retrouver l’espace entre les cuisses (“thigh gap”) et quel est le prix cicatriciel à payer ? Explications.
Avant d’opérer, le chirurgien évalue avant tout la qualité de la peau. C’est ce critère qui permet de déterminer la technique la plus adaptée à la morphologie de la cuisse.
La peau est ferme et capable de bien se rétracter. Le volume est dû uniquement à un amas graisseux localisé.
Dans ce cas, une liposuccion permet d’affiner la zone. Une fois la graisse retirée, la peau se retend naturellement et épouse le nouveau volume.
La peau est fine, fripée ou distendue, avec un excès de tissu (peau et graisse) qui tombe vers le genou.
Une liposuccion seule risquerait alors de laisser un aspect relâché ou « drapé ». Un lifting des cuisses (lifting crural) est nécessaire pour retirer l’excédent de peau et retendre la cuisse vers le haut.
L’objectif est de tracter la peau vers le haut (vers le pli de l’aine) pour redessiner le galbe de la cuisse. Selon l’importance du relâchement, il existe deux types d’incisions :
Cette technique s’adresse aux personnes présentant un relâchement modéré, localisé uniquement dans la partie haute de la cuisse. Le chirurgien retire un croissant de peau à la racine de la cuisse, ce qui permet de retendre la zone vers le haut.
La cicatrice est placée horizontalement dans le pli de l’aine, au niveau du pli du slip, et peut parfois se prolonger dans le pli sous-fessier. Elle reste ainsi invisible en maillot de bain.
Cette technique est indiquée en cas de relâchement important, souvent après une perte de poids massive ou une chirurgie bariatrique, lorsque la peau pend sur toute la hauteur de la cuisse. Dans ce cas, une traction vers le haut est insuffisante : il faut aussi réduire la circonférence de la cuisse.
La cicatrice forme un T ou un L, avec une partie dans le pli de l’aine et une autre le long de la face interne de la cuisse, parfois jusqu’au genou. Visible jambes nues, elle reste le seul moyen d’affiner efficacement une cuisse très distendue.
L’intervention se déroule sous anesthésie générale ou rachi-anesthésie, qui endort uniquement le bas du corps. La durée opératoire est en moyenne de 1h30 à 2h.
L’intervention débute le plus souvent par une lipoaspiration de la graisse résiduelle. Cette étape permet d’affiner la zone et de faciliter le décollement de la peau.
Il s’agit de l’étape clé de l’intervention. La peau n’est pas simplement tirée puis suturée en surface, ce qui entraînerait une descente progressive de la cicatrice. Elle est solidement fixée aux structures profondes, notamment aux ligaments du bassin, afin d’assurer un résultat durable.
La fermeture est réalisée à l’aide de sutures fines résorbables. Il n’y a donc pas de points à retirer après l’intervention.
La cruroplastie est connue pour des suites parfois délicates, non pas en raison de la douleur, mais à cause de la localisation de la cicatrice, située dans une zone sensible.
Le pli de l’aine est une zone chaude et humide, ce qui augmente le risque d’infection ou de retard de cicatrisation. Une hygiène irréprochable est indispensable, avec une douche quotidienne et un séchage soigneux, idéalement à l’aide d’un sèche-cheveux en air froid, notamment après chaque passage aux toilettes.
La marche est possible dès les premiers jours, mais elle peut être inconfortable, avec une sensation de tiraillement. Il est important d’éviter d’écarter les jambes, en particulier les mouvements d’abduction, afin de ne pas tirer sur les sutures.
Le port d’un panty de contention, comparable à un cycliste médical, est obligatoire jour et nuit pendant 4 à 6 semaines. Il permet de plaquer la peau et de limiter les œdèmes.
Un repos de 10 à 15 jours est généralement nécessaire avant la reprise d’une activité professionnelle.
Comme pour le ventre et les bras, il existe une frontière entre chirurgie esthétique et chirurgie réparatrice. En Suisse, le tarif moyen d’un lifting des cuisses se situe généralement entre 9’000.- CHF et 14’000.- CHF, selon la technique utilisée et la durée de l’intervention.
Une prise en charge par la LAMal est possible, mais elle reste soumise à l’accord du médecin-conseil. Les critères sont généralement fonctionnels, notamment lorsque le relâchement fait suite à une perte de poids massive avec un IMC inférieur à 30, en cas de lésions cutanées chroniques (eczéma, mycoses, plaies) liées au frottement des cuisses et résistantes aux traitements dermatologiques, ou lorsqu’il existe une gêne importante à la marche.
Le lifting des cuisses, ou cruroplastie, est une intervention qui répond à une gêne à la fois fonctionnelle et esthétique, lorsque la peau de la face interne des cuisses est trop relâchée pour se retendre seule. Le choix entre liposuccion et lifting repose avant tout sur la qualité de la peau, évaluée lors de la consultation.
Si la chirurgie permet d’améliorer durablement le confort à la marche et le galbe de la cuisse, elle implique aussi des cicatrices et une convalescence exigeante, en particulier en raison de la localisation sensible de la zone opérée. Une information claire, un diagnostic précis et un chirurgien expérimenté sont essentiels pour obtenir un résultat harmonieux et durable.
Avertissement : les informations présentées dans cet article sont fournies à titre informatif et ne remplacent en aucun cas une consultation médicale. Toute intervention de chirurgie de la silhouette doit faire l’objet d’une évaluation personnalisée par un chirurgien qualifié.
La reprise du sport doit être progressive, car la face interne des cuisses est une zone soumise à forte tension et à des frottements. La marche douce est possible dès le lendemain et même recommandée pour favoriser la circulation. En revanche, le vélo, la course à pied et le fitness ne doivent pas être repris avant 6 à 8 semaines, le temps que la cicatrice soit suffisamment solide.
Ce risque existait avec les anciennes techniques. Aujourd’hui, la fixation de la peau aux ligaments profonds (technique d’ancrage) permet de réduire fortement le risque de migration de la cicatrice vers le bas de la cuisse. La gravité reste toutefois un facteur naturel à long terme.
Oui, il est fréquent d’associer un lifting des cuisses à une liposuccion des genoux ou des hanches afin d’harmoniser l’ensemble de la jambe en un seul temps opératoire.