Avertissement : les informations présentées dans cet article sont fournies à titre informatif et ne remplacent en aucun cas une consultation médicale. Toute intervention de chirurgie de la silhouette doit faire l’objet d’une évaluation personnalisée par un chirurgien qualifié.
La liposuccion (ou lipoaspiration) est l’intervention de chirurgie esthétique la plus pratiquée au monde. Pourtant, elle reste l’objet d’une confusion persistante : beaucoup de patients la perçoivent comme une méthode d’amaigrissement facile, une alternative au régime et au sport.
Il est primordial de rectifier cette idée reçue dès le départ : la liposuccion ne fait pas maigrir. Elle ne traite pas l’obésité généralisée. Son rôle est purement architectural. Elle sert à retirer des surcharges graisseuses localisées (appelées stéatoméries) qui sont constitutionnelles ou hormonales, et qui résistent aux efforts hygiéno-diététiques.
Ce dossier technique détaille le fonctionnement biologique de la liposuccion, cartographie les zones traitables et pose les limites de la technique, notamment concernant la qualité de la peau.
Pour comprendre l’intérêt de la liposuccion, il faut comprendre la physiologie du tissu adipeux. Le corps humain possède un stock de cellules graisseuses (adipocytes) dont le nombre est fixé définitivement à la fin de la puberté.
À l’âge adulte, les adipocytes ne se multiplient plus : ils modifient uniquement leur volume. En cas de prise de poids, ils se gorgent de lipides et augmentent de taille, tandis qu’en cas d’amaigrissement, ils se vident progressivement et rétrécissent.
Le chirurgien aspire physiquement ces cellules à l’aide de canules. Une fois aspiré, l’adipocyte disparaît du corps. Il ne peut pas “revenir” ou repousser. C’est en ce sens que le résultat est considéré comme définitif.
Si les cellules retirées ne reviennent pas, les cellules restantes (on ne peut jamais tout enlever, il faut garder une couche sous la peau) peuvent toujours grossir si le patient reprend du poids. La liposuccion modifie la silhouette durablement, mais ne dispense pas d’une hygiène de vie stable.
La liposuccion peut s’appliquer à presque toutes les zones où la graisse sous-cutanée s’accumule de manière disproportionnée.
Le ventre est la zone la plus fréquemment traitée par liposuccion. L’intervention permet d’affiner l’abdomen en ciblant la graisse sous-ombilicale, communément appelée « petit ventre », ainsi que la partie haute de l’abdomen. Il est toutefois essentiel de rappeler que la liposuccion agit uniquement sur la graisse située sous la peau. La graisse viscérale, localisée en profondeur autour des organes et derrière les muscles, ne peut être éliminée que par une perte de poids globale.
Les hanches, ou poignées d’amour, sont très souvent concernées chez l’homme comme chez la femme. La peau y est généralement épaisse et se rétracte bien, ce qui permet d’obtenir des résultats durables et harmonieux.
La liposuccion peut aussi cibler les bourrelets du dos, notamment ceux situés sous le soutien-gorge, une zone fréquemment résistante aux efforts hygiéno-diététiques.
La culotte de cheval correspond à un amas graisseux situé sur la face externe des cuisses. Zone hormono-dépendante chez la femme, elle résiste souvent au sport et aux régimes. La liposuccion y est particulièrement efficace.
La face interne des cuisses est une zone plus délicate en raison de la finesse de la peau. L’aspiration doit y être mesurée afin de préserver l’harmonie et d’éviter les irrégularités.
Au niveau des genoux, la liposuccion permet de lisser la face interne et d’affiner le galbe de la jambe.
Au niveau des bras, la liposuccion permet de réduire la circonférence en ciblant les excès graisseux localisés.
Pour le cou (double menton), l’aspiration de la graisse sous-mentonnière contribue à redéfinir l’angle du cou et à améliorer l’ovale du visage.
La qualité de la peau constitue le principal facteur limitant de la liposuccion. L’intervention consiste à retirer un volume graisseux, ce qui implique que la peau doit être capable de se rétracter pour épouser les nouveaux contours de la silhouette.
Lorsque la peau est tonique et élastique, notamment chez les patients plus jeunes, le redrapage cutané se fait naturellement et le résultat est optimal. À l’inverse, une peau détendue, vergeturée ou altérée se rétracte peu, exposant à un excès cutané visible, avec un risque d’affaissement ou d’irrégularités de surface.
Dans cette situation, la liposuccion seule n’est pas indiquée. Elle doit être associée à une chirurgie de résection cutanée afin de corriger l’excès de peau et de redraper les tissus. Selon la zone concernée, il peut s’agir d’une abdominoplastie pour le ventre, d’un lifting des bras (brachioplastie) ou d’un lifting des cuisses pour la face interne, des interventions détaillées dans notre guide complet de la chirurgie de la silhouette.
La liposuccion est une intervention réalisée en milieu chirurgical, dont le déroulement et la récupération dépendent du nombre de zones traitées et de l’ampleur du geste.
L’intervention se déroule au bloc opératoire, sous anesthésie générale ou sous anesthésie locale assistée (sédation), selon le nombre de zones. Le chirurgien réalise de minuscules incisions, de 3 à 4 millimètres, dissimulées dans les plis naturels pour introduire les canules. Un mélange de sérum et d’adrénaline est injecté afin de limiter les saignements, puis l’aspiration est effectuée de manière croisée pour obtenir un résultat homogène.
À l’issue de l’intervention, un vêtement compressif est mis en place. Il doit être porté jour et nuit pendant 4 à 6 semaines. Ce maintien est essentiel pour favoriser le recollement des tissus, limiter l’œdème et accompagner la rétraction cutanée.
Les suites sont généralement bien tolérées. Les douleurs s’apparentent le plus souvent à de fortes courbatures, similaires à celles ressenties après un effort physique important. Des ecchymoses peuvent apparaître et persister pendant une quinzaine de jours, parfois un peu plus.
Le résultat n’est pas immédiat en raison du gonflement post-opératoire. Les premiers changements sont visibles après environ un mois, tandis que le résultat définitif s’observe entre 3 et 6 mois, une fois la rétraction de la peau terminée.
Pour les petits amas graisseux localisés, certaines techniques de médecine esthétique peuvent constituer une alternative à la liposuccion chirurgicale.
La cryolipolyse, également connue sous le nom de CoolSculpting, permet de détruire les cellules graisseuses par le froid, sans chirurgie. Elle peut être efficace sur des bourrelets modérés et bien délimités, conformément aux indications de la cryolipolyse. En revanche, cette technique ne permet pas de remodeler une silhouette de façon globale comme la liposuccion.
La liposuccion douce, réalisée à la seringue, est réservée aux très petites zones telles que les genoux ou le menton. Elle se pratique sous anesthésie locale pure et concerne des indications très ciblées.
Le prix dépend du nombre de zones traitées, de la durée de l’intervention et du type d’anesthésie. La liposuccion est un acte esthétique pur, jamais pris en charge par la LAMal (sauf rares cas de lipœdème avéré pathologique).
La liposuccion est une intervention de sculpture corporelle efficace lorsqu’elle est bien indiquée, réalisée chez un patient au poids stable et avec une peau de bonne qualité. Elle offre des résultats durables sur les zones graisseuses localisées, à condition de respecter ses limites biologiques.
Une consultation avec un chirurgien FMH spécialisé en chirurgie plastique et esthétique permet d’évaluer précisément l’indication, de choisir la technique la plus adaptée et d’assurer un résultat harmonieux et naturel, en toute sécurité.
Avertissement : les informations présentées dans cet article sont fournies à titre informatif et ne remplacent en aucun cas une consultation médicale. Toute intervention de chirurgie de la silhouette doit faire l’objet d’une évaluation personnalisée par un chirurgien qualifié.
Non. Les cellules graisseuses retirées ne se reforment pas. En cas de prise de poids, la graisse se répartit dans les cellules restantes de façon globale et harmonieuse.
Non. La liposuccion agit sur la graisse profonde, tandis que la cellulite est liée à la structure de la peau. Elle peut parfois améliorer l’aspect, mais aussi l’aggraver si la peau est relâchée.
Les cicatrices sont très discrètes, mesurant quelques millimètres et placées dans les plis naturels. Elles s’estompent progressivement avec le temps.