Avertissement : les informations présentées dans cet article sont fournies à titre informatif et ne remplacent en aucun cas une consultation médicale. Toute intervention de chirurgie de la silhouette doit faire l’objet d’une évaluation personnalisée par un chirurgien qualifié.
C’est un complexe souvent silencieux mais quotidien. De nombreuses patientes refusent de porter des débardeurs en été ou d’agiter la main pour dire au revoir, par peur de voir la peau de leurs bras “trembloter”.
Ce phénomène, souvent surnommé effet “ailes de chauve-souris”, correspond à un relâchement de la peau sur la face interne du bras, bien connu en chirurgie de la silhouette en Suisse. Il survient avec le vieillissement naturel (perte d’élastine) ou, de plus en plus fréquemment, après une perte de poids importante.
Contrairement aux idées reçues, le sport (muscler les triceps) ne suffit pas à retendre cette peau une fois qu’elle est cassée. La solution est chirurgicale : c’est la brachioplastie ou lifting des bras.
En quoi consiste cette intervention ? Quelle est la rançon cicatricielle ? Voici l’analyse technique.
La face interne des bras est une zone particulièrement fragile. La peau y est naturellement plus fine, moins élastique, et très sollicitée par les mouvements du quotidien. En consultation, deux situations principales peuvent être observées.
Dans certains cas, le bras est volumineux et d’aspect cylindrique, mais la peau conserve une bonne tonicité. Elle reste ferme, jeune et capable de se retendre après un traitement ciblé. Une liposuccion peut alors suffire à affiner le bras, la peau se rétractant progressivement une fois la graisse retirée.
Dans d’autres situations, la peau est distendue, fripée et pendante, avec ou sans excès de graisse associé. Dans ce contexte, retirer uniquement la graisse n’est pas adapté : un bras déjà relâché continuerait à pendre, voire davantage, créant un effet de « sac vide ». La correction passe alors par l’ablation de la peau excédentaire à l’aide d’un lifting des bras.
L’objectif de la brachioplastie est de redessiner le galbe du bras pour qu’il redevienne tonique et adapté à la silhouette. Pour cela, le chirurgien doit retirer un fuseau de peau et de graisse.
Le patient doit accepter un “contrat” clair : pour retrouver des bras fins, il faut accepter une cicatrice visible. Il existe deux techniques selon la sévérité du relâchement :
La brachioplastie axillaire est indiquée lorsque l’excès de peau est très léger et limité à la partie haute du bras, au niveau de l’aisselle. Le chirurgien retire alors un petit croissant de peau directement dans le creux axillaire.
La cicatrice, horizontale, est dissimulée dans les plis naturels de l’aisselle et reste généralement très discrète. Cette technique ne permet toutefois pas de corriger un relâchement cutané sur toute la longueur du bras.
La brachioplastie longitudinale concerne la majorité des patients, notamment après une perte de poids importante ou en cas de relâchement cutané marqué. Elle consiste à retirer l’excès de peau, avec ou sans graisse, par une incision réalisée sur la longueur du bras.
La cicatrice est verticale, de l’aisselle vers le coude, et placée sur la face interne du bras afin d’être peu visible lorsque les bras sont le long du corps. Elle peut en revanche apparaître lorsque les bras sont levés ou avec des vêtements courts.
L’opération se pratique sous anesthésie générale ou locale approfondie, en ambulatoire (sortie le jour même) ou avec une nuit d’hospitalisation.
Les suites d’un lifting des bras sont généralement peu douloureuses. Elles se traduisent surtout par des sensations de tiraillement ou de courbatures, mais nécessitent certaines précautions pour favoriser une bonne cicatrisation.
Après l’intervention, le port d’un manchon compressif de type boléro est recommandé jour et nuit pendant trois à quatre semaines. Il permet de maintenir la peau en place et de limiter l’œdème.
Durant les quinze premiers jours, il est important d’éviter le port de charges lourdes ainsi que les mouvements amples, notamment le fait de lever les bras au-dessus de la tête, afin de ne pas élargir la cicatrice.
La douche est autorisée dès le lendemain de l’opération. Il est essentiel de bien sécher la cicatrice, en particulier au niveau du pli de l’aisselle, pour éviter toute macération.
Une reprise progressive des activités sportives sollicitant uniquement le bas du corps est possible après deux semaines. Les sports impliquant les bras, comme la musculation ou le tennis, doivent attendre environ six semaines.
En Suisse, le coût d’un lifting des bras dépend de la complexité de l’intervention et de sa durée. En moyenne, le prix se situe entre 8’000.- CHF et 12’000.- CHF.
Comme pour l’abdominoplastie, une prise en charge par la LAMal est rare mais peut être envisagée dans certains cas de chirurgie post-bariatrique, notamment après un bypass ou une sleeve.
Elle nécessite une perte de poids massive et stabilisée, associée à un excès de peau pouvant gêner la mobilité ou l’habillement, ainsi qu’à des problèmes dermatologiques chroniques tels que des irritations ou des mycoses dans les plis cutanés, attestés médicalement.
Le lifting des bras est une intervention ciblée qui permet de corriger durablement le relâchement cutané lorsque la peau ne peut plus se retendre seule.
Le choix de la technique repose sur un équilibre assumé entre amélioration du galbe et acceptation de la cicatrice. Une consultation avec un chirurgien FMH permet d’évaluer précisément l’indication et d’envisager un résultat harmonieux, adapté à la silhouette et au mode de vie.
Avertissement : les informations présentées dans cet article sont fournies à titre informatif et ne remplacent en aucun cas une consultation médicale. Toute intervention de chirurgie de la silhouette doit faire l’objet d’une évaluation personnalisée par un chirurgien qualifié.
Oui, c’est un point important à prendre en compte. Située à la face interne du bras, la cicatrice a tendance à rougir et à s’élargir légèrement, car la peau est fine et soumise à tension. Elle s’atténue progressivement et blanchit en 12 à 18 mois, mais reste visible en manches courtes.
Une diminution temporaire de la sensibilité à la face interne du bras est fréquente après l’intervention. Elle est liée aux nerfs sensitifs et disparaît généralement spontanément en quelques mois. Les atteintes motrices sont exceptionnelles lorsqu’un chirurgien qualifié réalise l’intervention.
Techniquement possible, elle est cependant déconseillée. La peau ayant déjà été retendue, elle a perdu en élasticité, et une prise de poids peut élargir la cicatrice de façon inesthétique. Une stabilité du poids est essentielle pour préserver le résultat.